Résumé de la Loi
n°2005-102 du 11 février 2005
La Loi n°2005-102 du 11 février 2005 se compose de 101 articles,
touchant 15 codes (dont particulièrement le Code de l’action sociale et des familles et le Code de l’éducation).
La Loi n°2005-102 du 11
février 2005 apporte, dans son article 2, une nouvelle définition du
handicap :« Constitue un handicap, au sens de
la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à
la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une
altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions
physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap
ou d’un trouble de santé invalidant. »
La Loi n°2005-102 du 11
février 2005 dans son volet concernant les enfants et/ou adolescents et
leurs familles :
La Loi n°2005-102 du 11
février 2005 apporte, 30 ans après la Loi du 30 juin 1975 dite
« d’orientation en faveur des personnes handicapées », trois
nouveautés principales :
* la
création des Commissions des Droits et de l’Autonomie des Personnes
Handicapées (CDAPH) - [Décret n° 2005-1589 du 19 décembre 2005]
Elles prennent place dans
chaque Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
La CDES et la COTOREP sont
alors remplacées par cette commission unique.
La CDAPH est
compétente pour prendre des décisions d’orientations scolaires, professionnelles
ou sociales ; pour apprécier si l'état ou le taux d'incapacité justifient
l'attribution des allocations (AAH, AEEH, allocation de compensation),
de la carte d'invalidité ; pour l’attribution de l’allocation d’éducation de
l’enfant handicapé (remplaçant l’AES), de l’allocation aux adultes handicapés
(AAH) et la prestation de compensation ; pour reconnaître la qualité de
travailleur handicapé.
Une équipe
pluridisciplinaire, mise en place par la Maison Départementale des Personnes
Handicapées aura la mission d’instruire, d’évaluer les dossiers pour
prendre des décisions.
Cette Commission des
Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées comprend des
représentants du département, des services de l’État, des organismes de
protection sociale, des organisations syndicales, des associations de parents
d’élèves et, pour au moins un tiers de ses membres, des représentants des
personnes handicapées et de leurs familles désignés par les associations
représentatives, et un membre du conseil départemental consultatif des
personnes handicapées.
* la création de Maisons Départementales des Personnes Handicapées
(MDPH) - [Décret n° 2005-1587 du 19 décembre 2005] dans tous les départements.
Elles sont sous la tutelle
administrative et financière des départements.
Elle ont pour missions :
- l’accueil, l’information, l’accompagnement et le conseil des familles
- une sensibilisation de tous les citoyens
- la gestion d'un fonds de compensation du handicap
- l’organisation du fonctionnement de l'équipe pluridisciplinaire de la CDAPH.
Les Maisons départementales
des personnes handicapées apportent un accès unique aux droits et prestations,
en ce qui concerne l’accès à la formation et à l’emploi et à l’orientation vers
des établissements et services et facilite alors les démarches des personnes
handicapées et de leur famille.
Elle ont donc une fonction de
« guichet unique » pour les personnes handicapées et leur famille.
* la création d’un droit à compensation
Cette nouvelle « prestation
de compensation » est destinée à financer le coût des aides techniques,
humaines, des aides spécifiques ou exceptionnelles…
Toute personne handicapée a
droit à la compensation au regard de son handicap…
Elle remplace l'allocation compensatrice pour tierce personne.
L'allocation d'éducation spéciale est remplacée par l'allocation d'éducation de
l'enfant handicapé (il n‘y a cependant pas de réelle modification
financière).
En ce qui concerne la
scolarisation des enfants et adolescents handicapés, la Loi n°2005-102 du
11février 2005 impose le principe d’un établissement de référence pour
chaque enfant.
En effet la loi définit
que tout enfant ou adolescent présentant un handicap ou un
trouble invalidant de la santé doit être inscrit dans l’école la plus proche de
son domicile, qui constitue « son établissement de référence ».
Attention l’établissement de
référence n‘est obligatoirement l’établissement d’accueil. Car en effet, la loi
précise que l’enfant ou l’adolescent handicapé peut être inscrit dans un autre
établissement scolaire si ses besoins nécessitent une formation au « sein
de positifs adaptés », sur proposition de son établissement de
référence et avec l’accord de ses parents ou de son représentant légal.
En ce qui concerne le « parcours
de formation » de l’enfant et de l’adolescent, il devra faire l’objet
« d’un projet personnalisé de scolarisation » avec dès que
cela est possible un projet de scolarité en milieu scolaire ordinaire.
Le projet de formation devra
s’inscrire dans un « plan personnalisé de compensation du handicap »
élaboré par une équipe pluridisciplinaire de la Maison départementale des
personnes handicapées (après avoir entendu la famille, amis aussi l‘enfant si
cela est possible) et suivi par la commission des droits et de l’autonomie des
personnes handicapées…
Enfin, des « équipes
de suivi de la scolarisation » seront créées dans chaque département
pour suivre l’application des décisions de la commission d’orientation.
La Circulaire n° 2006-126
du 17 août 2006 vient définir la mise en œuvre et le suivi du projet
personnalisé de scolarisation (PPS) en précisant la notion
d’établissement scolaire de référence et les conditions du parcours scolaire
des élèves handicapés, la mise en place, l’organisation, le fonctionnement des
équipes de suivi de la scolarisation et des enseignants référents…